Fantôme dans le manoir !


C’était une de ces jolies journées du printemps de l’année 1930. 

Ce jour-là, je décidai de partir en vacances pour me changer les idées. J’avais choisi un manoir situé dans une charmante commune du Sud-ouest de la France.

Après des heures de trajet, j’arrivai enfin à ma destination : ce village me semblait désert, étrange, et triste. Ce n’était point ce à quoi je m’attendais. J’arrivais à distinguer au loin un somptueux manoir au sommet de la montagne. Il était situé deux kilomètres plus loin et surplombait le village. Lorsque j’atteignis la demeure, je fus époustouflé par la beauté de l’architecture.

Dès que je rentrai, je remarquais la modernité de l’intérieur, les tableaux splendides et les sculptures qui décoraient le salon. Mais tout à coup, je ressentis un froid dans le dos qui envahissait tout mon corps. Le gardien qui m’accueillit m’offrit un souper et me raconta l’histoire sordide de ce manoir : un meurtre s’y était produit vingt ans plus tôt et les propriétaires décidèrent de ne plus l’habiter et de le mettre en location.

Comme il était tard, je décidai de gagner ma chambre sans plus tarder. Cette nuit-là, le tonnerre grondait, il pleuvait des cordes et je n’arrivais pas à fermer l’œil de la nuit malgré la fatigue. En vérité, j’étais terrifié à l’idée de dormir dans un manoir où un meurtre s’était produit.

Soudain, j’entendis un bruit qui me donna froid dans le dos, il venait du rez-de-chaussée. Je pris mon courage à deux mains et je décidais d’aller jeter un coup d’œil pour voir s’il n’était rien arrivé au gardien. Je descendis les escaliers, terrifié à l’idée de ce que j’allais trouver, je m’attendais au pire. Quand, tout à coup, j’aperçus au loin, à travers la fenêtre une ombre qui se déplaçait. Curieux j’enfilai mon manteau à toute vitesse et je décidais de la suivre. Après quelques minutes de marche, je me retrouvais dans une grande forêt sombre.

Tout à coup, l’ombre fit volte-face et se dirigea vers moi en courant. J’étais tellement surpris que je restai figé sur place.

Quelques secondes plus tard, elle se retrouva face à moi comme si elle s’était téléportée. Cette ombre était en fait un fantôme, le fantôme d’une femme. Je croyais perdre la tête, devenir fou. Je pensais avoir une hallucination, que ma conscience me jouait des tours. J’essayais alors de la toucher pour vérifier si elle était réelle.Pendant ce laps de temps, elle me fixait comme si elle essayait de lire à travers moi.

Elle avait le visage pâle et des cernes profondes comme si elle n’avait pas dormi depuis des années. Elle avait d’énormes blessures sur le torse qui saignaient, ses yeux vides continuaient à me fixer obstinément. Ses pieds ne touchaient pas le sol et ses veines étaient très visibles.

En la touchant, je m’aperçus que son corps était glacé et je compris alors que j’étais vraiment face à une femme morte. Elle essaya de me dire quelque chose tout en me pointant du doigt. C’est alors que mon instinct de survie reprit le dessus et je me mis à courir aussi vite que je pouvais pour rejoindre la demeure. Je voulais crier pour alerter le gardien mais aucun son n’arrivait à sortir de ma bouche.

Arrivé au manoir, je refermai la porte à toute vitesse et je poussai le verrou. Mais à ma grande stupéfaction, c’est elle que je vis en me retournant. Elle était là, immobile, flottant dans l’air…

Un malaise envahit tout mon corps, je voulais courir mais cette fois-ci je n’y arrivais pas. Quelque chose ordonnait tous mes actes, tous mes mouvements, toutes mes pensées. Je n’étais plus qu’un spectateur esclave et terrifié. Je sentis un froid anesthésiant se diffuser dans tout mon corps puis plus rien.

A mon réveil, le gardien était là. Il m’expliqua qu’il m’avait trouvé évanoui, gisant devant la porte d’entrée. 
 


                                                                                Par Les élèves de la 4ème 7